restaurer, créer ou mettre en valeur

Dans certains cas bien définis, il est possible de compenser la perte de milieux humides en créant de nouveaux milieux humides ou en restaurant des milieux humides perturbés. Cette alternative à la compensation financière est uniquement possible pour les projets suivants:

 1. Travaux d'exploration et d'exploitation de substances minérales autre que le pétrole, le gaz naturel et la saumure.

2. Mise en culture d'une parcelle destinée à la production maraîchère.

3. Travaux effectués dans un parc industriel, ou pour l'aménagement d'un tel parc.

4. Travaux relatifs à une route, à une piste cyclable, à un sentier pédestre,  à une installation de traitements des eaux, ou à un réseau de transport et de distribution d'électricité effectués par un ministère, un organisme public ou une municipalité.

 

Avant que votre projet de création ou de restauration de milieux humides soit reconnu comme une alternative à la compensation financière, un plan des travaux doit être soumis et accepté par le ministre de l'Environnement. Il est important de mentionner que pour créer un milieu humide, il faut s’assurer de ne pas être déjà dans un milieu humide ou hydrique, sans quoi vous devrez d’abord déterminer le niveau de risque relié à la création de votre milieu humide, tel que décrit dans l'action ‘Intervenir ’.

COMPENSER LA PERTE DE MILIEUX HUMIDES PAR LA CRÉATION OU LA RESTAURATION D'AUTRES MILIEUX HUMIDES

Comment créer, restaurer ou mettre en valeur un milieu humide ?

Puisque les milieux humides se définissent principalement par la présence

d'un certain type de sol et de végétation, la création et la restauration passent obligatoirement par le travail de ces deux composantes. Le terrain est d'abord travaillé afin d'obtenir un sol avec un engorgement d'eau temporaire ou permanent. Différentes techniques permettent d'obtenir ce résultat, telles que la création de digues et de dépressions, le remblai à l'aide d'argile ou d'un sol au drainage mauvais, ou la pose d'une membrane imperméable. On complète le travail du sol par la plantation d'espèces végétales adaptées aux conditions créées. Vous pouvez réaliser ces étangs par vous-même ou engager un professionnel dans la construction de milieux humides. Privilégiez la plantation de plantes indigènes afin d’éviter la propagation d’espèces exotiques envahissantes et renseignez-vous sur la construction d’aménagements fauniques favorisant la présence d’oiseaux, d’amphibiens et de reptiles.

L’exemple le plus fréquent est l’étang artificiel qui est réalisé en creusant un trou dans le sol et en recouvrant le fond du trou avec une membrane imperméable. Par la suite, des plantes aquatiques, des arbustes et des arbres sont implantés à l’intérieur et en périphérie de l’étang pour naturaliser le site. Les étangs artificiels ont une superficie variable allant de quelques mètres carrés à plusieurs hectares. Ces étangs artificiels créent un habitat pour la faune et la flore des milieux humides et rendent des services écologiques bénéfiques à l'environnement.

 

MISE EN GARDE: Il est important de rappeler que si vous planifiez des travaux de création, de restauration ou de mise en valeur dans un milieu humide ou hydrique déjà existant, il vous faut obtenir une autorisation des autorités municipales ou provinciales, selon la nature des travaux. L'embauche d'un professionnel en création et restauration de milieux humides facilitera aussi l'obtention de votre autorisation. Prenez note aussi qu'un milieu humide artificiel peut se transformer naturellement et éventuellement être considéré comme un milieu humide naturel. Dans de telles circonstances, il vous faudra une autorisation pour effectuer de nouveaux travaux dans votre ancien milieu artificiel, maintenant devenu un milieu humide naturel.

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